Bateau Amiral de notre flotte des Olonnois

La Bigaille, chaloupe de l’école des pêches des sables d’olonne fùt donnée en 2000 à notre association, l’Amicale des Olonnois & Voile traditionnelle et restaurer de fond en comble par nos illustres prédécesseurs, Loulou VALLÉE & Dédé NEAU. Ces capitaines successifs ont été André NEAU, Jacky DOUBLET, Michel SAUVETRE et à présent Allard JONGSMA allias l’Amirauté.

La Bigaille est inscrite depuis 2016 comme Bâtiment d’Intérêt Patrimonial.

C’est notre bateau amiral utilisé en régate où prend place le comité de course/jury et, c’est important, le bateau à son bord une d’une échelle de secours d’homme à la mer. Mais cette utilisation régatière n’est pas exclusive, tout membre de l’association peut en prendre la barre pour des sorties familiales à la voile ou au moteur, où des parties de pêche à plusieurs membres. Seules contraintes en informer au préalable son capitaine sur sa disponibilité, en l’occurence l’Amirauté, disposé d’une VHF (à minima un téléphone) et se conformer aux instructions propres à son utilisation (rubrique en annexe).

Site Facebook de la Bigaille :https://www.facebook.com/la.bigaille85/

Un brin d'histoire sur La Bigaille...

Un brin d’histoire s’impose.

Tout d’abord, comme son nom l’indique, la « Bigaille » est du sexe féminin. C’est une chaloupe construite par Clément Dubernet, le père des Olonnois. Cette sœur justifie sa place avec eux dans notre Amicale. Elle fut construite pour apprendre aux jeunes de l’école des pêches à faire avancer un bateau sur l’eau avec des avirons, à la nage ou à la godille, ce qui ne se pratique plus. La «Bigaille» fut reléguée au fond du port où commença son agonie. Un nouveau directeur de l’école maritime s’en émut et la proposa à notre Amicale. Mais dans quel état! Certains prétendirent que la chaloupe était irrécupérable.

C’était mal connaître notre « résurrecteur» de bateaux, Loulou Vallée, qui la remit entièrement à neuf. On lui mit un moteur diesel bi-cylindres. On y ajouta un gréement au tiers avec deux mâts, un grand et l’autre de misaine, un bout dehors pour y mailler un foc et vogue la belle galère! Un bon bateau, bien dans son rôle. Son moteur puissant couplé à une hélice à trois pales ne permet pas une grande vitesse mais procure une bonne puissance de traction. C’est un élément précieux pour l’Amicale. Elle remonte moins bien au vent que les Olonnois. Par contre, dès qu’on abat un peu et que la brise adonne, ils ont du mal à s’accrocher derrière. Outre l’esthétique de ses prestations au sein de la flotte, la chaloupe de six mètres, affectée à l’assistance des Olonnois, devient bateau jury durant les confrontations amicales rade des Sables, avec André Neau pour maitre à bord, après…Dieu, et encore..!

Poulie coupée, bitte et couilles de chat. – Quand la « Bigaille » retrouva son élément, il lui fallut un responsable – . Le Président de l’Amicale de l’époque le proposa au capitaine actuel. Celui-ci, un homme d’un certain âge, était disponible, des ennuis de santé l’avaient obligé à se séparer de son Olonnois. Un peu remis maintenant, il hésita à accepter cette fonction qui ne lui paraissait pas très valorisante. Mais il se dit: ça vaut mieux que de rester sur le ponton et voir les autres partir. Ce qui lui était très douloureux. Il n’était pas le capitaine d’un bateau lavoir, mais d’un bateau balai! Il proposa au directeur des régates de faire office de bateau jury et ne trouva pas un équipier mais une équipière, une jeune femme qu’il avait déjà emmenée deux ou trois fois lors de sorties des Olonnois. Elle s’intéressait à la marche du bateau, s’en tirait fort bien à la barre. Et se proposa d’accompagner le capitaine à chaque régate. Là encore, celui-ci hésita, puis accepta en se disant qu’il buvait le calice jusqu’à la lie. Non seulement il était en charge d’un bateau balai, mais voilà qu’il embarquait une «poulie coupée», charmante certainement. Il lui enseigna le vocabulaire marin, lui expliqua ce qu’est une bitte d’amarrage, un vit de mulet, des couilles de loup ou de chat! Elle a des dispositions pour faire un bon marin, se dit le capitaine. Elle n’est pas bégueule, ça devrait marcher.

Des bouges de Saigon à la Jean-Marthe – Assez souvent, d’autres femmes embarquent à bord de la «Bigaille » pour voir de près leurs chéris en pleine action de régate.- Ces passagères provoquent des quolibets de la part des équipages des Olonnois. Ils clament bien haut leur étonnement de les voir embarquer en compagnie d’un vieil homme qui fréquenta, dans sa jeunesse, les bouges de Saigon, Hambourg, San Francisco, Hong Kong! Le capitaine, sourire narquois aux lèvres, ne répond pas à leurs railleries. En attendant le signal de départ entre la bouée Jean-Marthe et l’extrémité de la petite jetée, les Olonnois croisent dans la rade. Magnifique spectacle avec, en toile de fond, la plage et la ville des Sables. Ils sont une ving-aine, aux couleurs différentes, qui vont et viennent, créant un ballet nautique fabuleux! Puis ils se regroupent, sachant le départ imminent. Le spectacle n’en est que plus beau. Il est heureux le vieux capitaine. Même s’il ne court plus, ses amis lui procurent un magnifique tableau dont il se régale. Il explique à ses passagères les astuces de la régate. Pourquoi un des participants ne prend pas la même direction pour aller virer une bouée. Elles apprécient ses commen-taires, encouragent les navigateurs de la voix, vivent intensément l’heure présente, notent les écarts à l’arrivée. La régate finie, on regagne le port. Ces dames sont ravies et remercient le capitaine pour cet après-midi inoubliable, vécu sans la moindre appréhension. L’homme répond par monosyllabes. Un souvenir lui remonte en mémoire. Celui-ci s’appelle «Le Roseau », Mais c’est une autre histoire…

2025/2026 Dernière restauration de La Bigaille

La Bigaille & le Roseau

En ce jour du quinze août, Bourgenay fêtait la Vierge Marie car sa chapelle lui est consacrée. C’est une très vieille légende de plusieurs siècles. A cette époque, une princesse, la princesse de Nassau, d’origine espagnole, voyageait dans un bateau. Au large d’ici, celui-ci fut pris dans une violente tempête, menaçant de couler. Très catholique, elle se jeta aux pieds d’une statue de la Vierge qui était à bord et supplia celle-ci des les sauver, lui promettant de faire construire une chapelle à son intention, là où elle échouerait. Ce fut ici, à cet endroit même, elle le nomma alors le bourg où je nais, d’où Bourgenay.  La longue suite palpitante à suivre…

Le Poème de La Bigaille & du Roseau

La Bigaille, manuel des manoeuvres à l'École de Pêche